Il est grand temps que je vous en parle enfin, en effet, après 3 mois “passionnant” il se termine demain.
J’effectue mon stage, sur le campus principal de l’Université de Sherbrooke, dans la faculté de génie, dans un laboratoire de recherche en ingénierie assistée par ordinateur.
Mon stage consiste à travailler sur cette machine: une machine d’essai en fatigue

Cette machine ayant été achetée neuve il y a 4 ans (valeur: 130000€), elle a d’abord dormit 3 ans dans un garde meuble, puis elle a été installée, et personne n’y a touché, faute de temps à y consacrer pour comprendre son fonctionnement et réaliser des essais.
Ma première mission fut de la mettre en marche (il fallait connecter 3 fils électriques sur une prise tri-phasée, 5 min tout au plus, cependant ici c’est le Canada, et seul le service des immeubles est habilité à faire cela (surtout pas un étudiant). En gros, le temps de prendre RDV, puis qu’ils viennent faire ce branchement “ultra-complexe”, il a fallu une semaine.
Ensuite, la première fois que l’on a mis en marche cette machine, la pompe hydraulique alimentant le vérin, est pliotée par un contrôleur. Hors, au démarrage, les contrôleurs réseaux de ce contrôleur ont grillé. Donc la connexion entre le PC et la machine n’était plus possible. Le temps que les techniciens du labo effectuent le diagnostic, il a fallu 2 semaines. Puis le temps de renvoyer la machine chez le constructeur pour réparation, et son retour à sa place initiale, un mois s’est écoulé.
Du temps, j’ai effectué une deuxième mission, celle de concevoir un montage pour fixer des pièces qui seront testées par la suite. Conception initiale sous CAO:

Cette mission fut très intéressante, j’étais en contact permanent entre le donneur d’ordre, les fabricants de pièces, ainsi qu’avec le service qui devait fabriquer une des pièces du montage, selon mes dessins et spécifications. Tout gérer, de l’idée de départ, en passant par le dimensionnement à partir de calculs de résistance à la fabrication finale, en intégrant les coûts et un planning.
Une fois cela, je suis passé à ma troisième mission, me former et me familiariser avec le logiciel pilotant cette machine. Pour ce faire, j’ai lu pas mal les manuels d’utilisation (2000 pages en anglais), un peu soulant, et j’ai passé pas mal de temps dans le labo de biomécanique, où un allemand et un egyptien, m’ont expliqué (en anglais avec chacun leur accent) le fonctionnement de ce logiciel sur une machine similaire. La diversité culturelle étaient impressionnante.
En ce moment, je suis passé à ma quatrième mission, celle de réaliser des essais types sur cette machine (en attendant le retour du contrôleur) …
Publié dans Sherbrooke